Alors que les projecteurs se braquent sur Belém pour la COP 30, un acteur crucial reste dans l’ombre : les gardiennes historiques de la forêt du Bassin du Congo. L’Association des Femmes Autochtones Pygmées (AFPA) de République Démocratique du Congo lutte pour la préservation de notre planète, mais manque des ressources nécessaires pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Leur participation à ce sommet n’est pas un simple voyage, mais une course contre la montre pour sécuriser l’avenir de la forêt et de ses protectrices.
Les Gardiennes d’un Patrimoine Mondial en Danger
Le Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète, est sous la protection ancestrale des peuples autochtones pygmées. Leurs savoirs traditionnels et leur mode de vie durable représentent une solution éprouvée contre la déforestation et le dérèglement climatique. Pourtant, ces gardiens de la biodiversité sont trop souvent exclus des discussions qui décident de l’avenir de leurs terres.
Sur le terrain, l’AFPA transforme ce savoir en action. Grâce à un premier soutien, l’association a identifié et entamé la sécurisation de 2 958 hectares de terres ancestrales dans la province de l’Équateur. Ces terres, gérées par des femmes pygmées, sont la preuve vivante d’un modèle qui fonctionne : protéger les droits fonciers des femmes autochtones, c’est protéger la forêt elle-même.
Mais aujourd’hui, ce succès prometteur est menacé. Le processus de sécurisation foncière est au point mort, laissant les communautés dans une vulnérabilité croissante et les écosystèmes en péril. La volonté et l’expertise sont là ; seuls les moyens financiers manquent pour concrétiser cette protection.
La COP 30 : Une Fenêtre d’Opportunité à Saisir de Toute Urgence
Pour l’AFPA, la COP 30 est bien plus qu’une conférence : c’est une tribune vitale pour passer du local au global. La présence de sa Présidente à Belém est un levier stratégique pour obtenir des résultats concrets :
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Finaliser l’action sur le terrain : Obtenir les engagements financiers nécessaires pour achever la sécurisation des 2 958 hectares et étendre ce modèle à d’autres territoires.
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Porter un plaidoyer incontournable : Assurer lors d’événements parallèles que la voix et l’expertise des femmes pygmées soient intégrées dans les décisions climatiques mondiales.
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Forger des alliances durables : Élargir le réseau de partenaires et identifier des financements innovants pour l’autonomisation économique et la conservation.
Pour y parvenir, la délégation de l’AFPA a un plan d’action précis : participation active aux négociations, rencontres stratégiques avec des bailleurs de fonds et présentation de son modèle de conservation, qui allie droits des femmes, savoirs traditionnels et protection de la forêt.
Un Appel à l’Action : Soutenir l’AFPA, c’est Investir dans Notre Avenir Commun
Le temps presse. Sans un soutien financier et logistique direct, cette fenêtre d’opportunité se refermera, et avec elle, la chance de renforcer celles qui sont en première ligne de la crise climatique.
Soutenir la participation de l’AFPA à la COP 30 n’est pas une simple donation. C’est un investissement stratégique dans une solution climatique éprouvée, juste et efficace. C’est un choix pour que les gardiennes de la forêt du Congo, qui préservent notre bien commun, ne soient plus des spectatrices silencieuses, mais des actrices centrales de notre avenir à tous.
Il est temps de leur donner les moyens d’agir.


