Plus des deux tiers des forêts mondiales restent sous le contrôle des gouvernements ou d’acteurs privés, alors qu’elles sont traditionnellement détenues et gérées par les peuples autochtones, les peuples afro-descendants et les communautés locales. Cette analyse, qui porte sur 61 pays couvrant 91 % des forêts mondiales, révèle que malgré leur rôle prépondérant dans la gestion et la protection de ces écosystèmes essentiels, les peuples autochtones, les peuples afro-descendants et les communautés locales ne disposent de droits légalement reconnus que sur 16 % des forêts. Alors que le monde s’efforce de mettre un terme à la déforestation et d’inverser la tendance d’ici 2030, les gouvernements sont encore loin d’avoir tenu leurs engagements en matière de reconnaissance des droits des communautés qui préservent la plupart des forêts. Les résultats montrent des progrès inégaux selon les régions : En Afrique, où la reconnaissance des droits forestiers communautaires reste à la traîne par rapport à l’Asie et à l’Amérique latine, 18,17 millions d’hectares ont été affectés à des communautés ou sont détenus par celles-ci depuis 2017 dans 21 pays. La quasi-totalité de ces progrès se concentre dans cinq pays : le Cameroun, la République démocratique du Congo, Madagascar, le Mozambique et la Zambie. En Asie, les progrès ont été modestes. Hors Chine, 10 millions d’hectares ont été reconnus comme étant attribués ou détenus par des communautés depuis 2017, avec l’Inde et l’Indonésie représentant 78 % de ces gains. En Amérique latine, longtemps considérée comme un modèle en matière de reconnaissance des droits forestiers communautaires, le rythme des progrès a fortement ralenti. La région a ajouté 15,25 millions d’hectares de forêts communautaires reconnues depuis 2017, mais le taux d’augmentation annuel est passé de 6,6 millions d’hectares par an entre 2002 et 2017 à 1,91 million d’hectares par an entre 2017 et 2025. On a également constaté une augmentation préoccupante de 77,3 millions d’hectares de forêts privées au Brésil. Mais ces progrès restent bien trop lents. Dans 49 pays à revenu faible ou intermédiaire d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, seuls 26 % de la superficie forestière totale sont actuellement légalement attribués aux communautés ou leur appartiennent. Pour atteindre l’objectif mondial consistant à mettre fin à la déforestation d’ici 2030 sans laisser personne de côté, les gouvernements devraient reconnaître au moins 97 millions d’hectares de forêts par an, soit plus de 10 fois le rythme actuel. Cliquer sur l’image pour télécharger Relayer par Audry Mbal
La COP de mise en œuvre : le programme d’action accélère les progrès sur 117 solutions et dynamise la vision mondiale renouvelée à Belém et au-delà
La salle plénière du Tocantins a accueilli le 19 novembre la réunion de haut niveau de la COP30 consacrée à l’action climatique mondiale. Cet événement majeur visait à célébrer l’impact et les succès de l’Agenda d’action redéfini de la COP30, et tout particulièrement ses 117 Plans pour accélérer les solutions (PAS). La réunion a rassemblé un large panel d’acteurs clés, incluant les présidences des COP29 et COP30, le Secrétaire exécutif de la CCNUCC, les champions de haut niveau pour le climat, ainsi que les Parties, les organisations internationales et les acteurs non étatiques. Au-delà des célébrations, l’accent a été mis sur l’urgence de la mise en œuvre. Les participants ont souligné l’évolution constante de l’Agenda d’action climatique mondial, devenu un cadre multisectoriel indispensable pour concrétiser le potentiel des travaux accumulés ces dernières années. Le Programme d’action de la COP30 a été conçu pour coordonner et accélérer la mise en œuvre des efforts antérieurs, en s’appuyant sur une décennie d’initiatives mobilisées depuis la COP21, et en unifiant les coalitions actives au sein d’un cadre coordonné qui privilégie la mise en œuvre, la transparence et les résultats concrets. L’événement d’aujourd’hui salue les progrès accomplis grâce à cette approche redéfinie, qui vise à démontrer et à accélérer les actions efficaces en matière de lutte contre le changement climatique. « C’est là l’esprit de Mutirão : l’effort collectif qui caractérise cette COP et qui, je l’espère, caractérisera les cinq prochaines années d’action climatique mondiale », a déclaré Dan Ioschpe, champion de haut niveau pour le climat à la COP30. Il a ajouté : « Nous y participons tous. Chacun d’entre vous y participe. » Partout dans le monde, les communautés, et en particulier les plus vulnérables, subissent de plus en plus les conséquences du changement climatique. Le premier bilan mondial et le dernier rapport de synthèse des CDN ont confirmé que, malgré les progrès accomplis, bâtir un avenir viable et équitable exige la pleine mise en œuvre des engagements actuels et un renforcement significatif des ambitions. Le Programme d’action pour le climat vise à renforcer la mobilisation collective en accélérant la mise en œuvre de solutions concrètes grâce à des initiatives innovantes et ancrées dans les réalités locales. Grâce à ces solutions durables et innovantes, l’action climatique s’intègre de plus en plus au quotidien : véhicules électriques dans les allées, panneaux solaires sur les toits à travers le monde, LED et emballages durables qui se généralisent. Ces évolutions illustrent comment les accords négociés se traduisent en transformations concrètes, tout en soulignant l’urgence d’une transition juste qui garantisse que ces avantages profitent équitablement à toutes les communautés. Cette réunion de haut niveau a souligné l’importance et l’efficacité de la coopération : il y a dix ans, le monde se dirigeait vers un réchauffement de 4 °C, et aujourd’hui, l’action collective a permis d’infléchir cette trajectoire à environ 2,6 °C. Le message général était toutefois clair : le monde reste hors de la trajectoire prévue, et il est indispensable d’accélérer la mise en œuvre des mesures. « Pour accélérer la mise en œuvre, nous avons besoin d’une coalition de pays volontaires, d’une approche impliquant toute la société », a déclaré Ana Toni, directrice générale de la COP30. « Nos pays ne pourront pas respecter les engagements pris ici sans le secteur privé, les investisseurs, les collectivités territoriales et l’ensemble de la société civile. » Au cours des derniers mois, les présidences et les champions des COP29 et COP30 ont mobilisé 482 initiatives lancées lors des COP précédentes afin de démontrer et d’accélérer leur mise en œuvre. Concrètement, six fois plus d’initiatives ont fait état de résultats mesurables par rapport à la dernière COP, preuve que la mise en œuvre s’accélère et devient visible dans les ménages, les exploitations agricoles, les dispensaires et les villes du monde entier. Un programme d’action unifié, valorisant l’héritage des COP précédentes L’une des caractéristiques marquantes du Programme mondial pour l’adaptation au changement climatique (GCA) de la COP30 est son approche unifiée : pour la première fois, les gouvernements nationaux et les acteurs non étatiques s’alignent sur un programme d’action unique. Auparavant, chaque écosystème menait ses efforts en parallèle. Désormais, les initiatives sont unifiées afin d’accélérer la mise en œuvre de solutions climatiques grâce à une action coordonnée. « Le Programme d’action pour le climat est un catalyseur essentiel de sa mise en œuvre : la gouvernance à plusieurs niveaux et la coopération entre les gouvernements et les acteurs non étatiques nous permettent d’atteindre plus rapidement nos objectifs », a déclaré Simon Stiell, Secrétaire exécutif de l’ONU. Il a ajouté : « Il nous incombe désormais à tous – États parties et non étatiques, secteurs public et privé, acteurs nationaux et infranationaux – d’obtenir des résultats rapidement, équitablement et à grande échelle. » Cela reflète la première étape du processus de mise en œuvre : la coordination. Les efforts fragmentés ralentissent les progrès ; les efforts coordonnés permettent de déployer les solutions à grande échelle. S’appuyant sur les efforts des précédentes présidences de la COP et sur le travail de nombreux acteurs des écosystèmes climatiques, ce programme, qui a évolué, offre un écosystème d’actions riche et dynamique, définissant ainsi le cap pour la prochaine décennie décisive. Parmi les exemples présentés : La décarbonation industrielle, qui a permis de rassembler des initiatives visant à harmoniser les plans d’action pour l’acier, les engrais, le ciment et les produits chimiques, y compris une nouvelle coopération sur les engrais à faible teneur en carbone. Dans le domaine de la santé, des organisations philanthropiques ont uni leurs ressources pour soutenir le Plan d’action sanitaire de Belém, renforçant ainsi les systèmes de santé face aux menaces liées au climat telles que le stress thermique et les maladies vectorielles. Dans le domaine des systèmes énergétiques, la COP30 a permis de renforcer l’écosystème des réseaux, en s’appuyant sur l’Initiative pour les réseaux verts de la COP26 et sur d’importants engagements d’investissement de la COP28. Le GGI et l’UNEZA se sont associés au CEM, à l’IRENA et à l’AIE pour faire progresser un plan mondial visant à investir environ 1 000 milliards de dollars américains
Donner une Voix aux Gardiennes de la Forêt : L’AFPA à la COP 30, un Impératif pour l’Action Climatique
Alors que les projecteurs se braquent sur Belém pour la COP 30, un acteur crucial reste dans l’ombre : les gardiennes historiques de la forêt du Bassin du Congo. L’Association des Femmes Autochtones Pygmées (AFPA) de République Démocratique du Congo lutte pour la préservation de notre planète, mais manque des ressources nécessaires pour faire entendre sa voix sur la scène internationale. Leur participation à ce sommet n’est pas un simple voyage, mais une course contre la montre pour sécuriser l’avenir de la forêt et de ses protectrices. Les Gardiennes d’un Patrimoine Mondial en Danger Le Bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète, est sous la protection ancestrale des peuples autochtones pygmées. Leurs savoirs traditionnels et leur mode de vie durable représentent une solution éprouvée contre la déforestation et le dérèglement climatique. Pourtant, ces gardiens de la biodiversité sont trop souvent exclus des discussions qui décident de l’avenir de leurs terres. Sur le terrain, l’AFPA transforme ce savoir en action. Grâce à un premier soutien, l’association a identifié et entamé la sécurisation de 2 958 hectares de terres ancestrales dans la province de l’Équateur. Ces terres, gérées par des femmes pygmées, sont la preuve vivante d’un modèle qui fonctionne : protéger les droits fonciers des femmes autochtones, c’est protéger la forêt elle-même. Mais aujourd’hui, ce succès prometteur est menacé. Le processus de sécurisation foncière est au point mort, laissant les communautés dans une vulnérabilité croissante et les écosystèmes en péril. La volonté et l’expertise sont là ; seuls les moyens financiers manquent pour concrétiser cette protection. La COP 30 : Une Fenêtre d’Opportunité à Saisir de Toute Urgence Pour l’AFPA, la COP 30 est bien plus qu’une conférence : c’est une tribune vitale pour passer du local au global. La présence de sa Présidente à Belém est un levier stratégique pour obtenir des résultats concrets : Finaliser l’action sur le terrain : Obtenir les engagements financiers nécessaires pour achever la sécurisation des 2 958 hectares et étendre ce modèle à d’autres territoires. Porter un plaidoyer incontournable : Assurer lors d’événements parallèles que la voix et l’expertise des femmes pygmées soient intégrées dans les décisions climatiques mondiales. Forger des alliances durables : Élargir le réseau de partenaires et identifier des financements innovants pour l’autonomisation économique et la conservation. Pour y parvenir, la délégation de l’AFPA a un plan d’action précis : participation active aux négociations, rencontres stratégiques avec des bailleurs de fonds et présentation de son modèle de conservation, qui allie droits des femmes, savoirs traditionnels et protection de la forêt. Un Appel à l’Action : Soutenir l’AFPA, c’est Investir dans Notre Avenir Commun Le temps presse. Sans un soutien financier et logistique direct, cette fenêtre d’opportunité se refermera, et avec elle, la chance de renforcer celles qui sont en première ligne de la crise climatique. Soutenir la participation de l’AFPA à la COP 30 n’est pas une simple donation. C’est un investissement stratégique dans une solution climatique éprouvée, juste et efficace. C’est un choix pour que les gardiennes de la forêt du Congo, qui préservent notre bien commun, ne soient plus des spectatrices silencieuses, mais des actrices centrales de notre avenir à tous. Il est temps de leur donner les moyens d’agir.
La protection des droits des peuples autochtones en situation d’isolement volontaire ou de contact initiale au cœur de réflexion à Kinshasa
Il s’est tenu ce 22 août 2024 un atelier de réflexion organisé par le cercle ambassadeur pour le leadership autochtone de la république démocratique du Congo/ Pole Ouest dans la salle de réunion du GTCRR. Financé par Well Grounded, l’atelier a rassemblé un panel diversifié de parties prenantes, afin d’échanger et de réfléchir collectivement sur les moyens de mieux protéger les droits des peuples autochtones en situation d’isolement volontaire ou de contact initial en RDC. Le Cercle Ambassadeur du Leadership Autochtone de la République Démocratique du Congo – Pôle Ouest est un espace consacré à l’expression, aux échanges et à l’apprentissage sur le leadership autochtone (pygmées). Créé en mars 2023 à Kinshasa, ce cercle regroupe principalement, onze (11) personnes ressources parmi lesquelles on retrouve des PA et des alliés. Ces personnes sont des volontaires affiliées à des organisations de la société civile œuvrant pour la justice sociale et environnementale. Le Cercle Ambassadeur du Pôle Ouest de la RDC a été mis en place pour remplir trois rôles spécifiques que ses membres devront exécuter : Selon l’expert Raphael Mboyo du REPALEF : « Cette activité aide à élaborer des recommandations concrètes pour les autorités compétentes, dans le but de créer un plan d’action efficace pour résoudre les problèmes d’isolement des peuples autochtones ». De son côté, Monsieur Samy Ilunga de l’ong DYJEDD à apprécier l’initiative qui permet de mieux comprendre la situation des peuples autochtones en isolement volontaire ou en contact initial en RDC a-t-il déclaré. Notons que cette activité a été organisé dans le cadre des activités du cercle et à l’occasion de la célébration de la journée Internationale des Peuples Autochtones(pygmées) décrétée par les Nation Unies selon la résolution 49/214 du 23 Décembre 1994. L’atelier a connu une succession de présentations et d’échanges entre les différentes représentant des organisations de la société civile. Par audry mbal
L’AFPA se lance dans la cartographie et la sécurisation de terres des Femmes Autochtones Pygmées ainsi que l’expérimentation des mécanismes de résilience sociales et climatiques dans les territoires de Bikoro ,Ingende ,Bolomba et Kiri
L’Association des Femmes Autochtones Pygmées (AFPA) en collaboration avec le CTIDD et l’appui financier de RRI (Right and Resources Initiatives) a initié du 07 au 24 juin une mission de terrain avec pour objectif la cartographie et la sécurisation de terres des communautés autochtones Pygmées et l’expérimentation des mécanismes de résiliences sociales et climatiques. De manière spécifique, ce projet vise à : Contexte des femmes pygmées Les peuples Autochtones pygmées et communautés locales repartis dans le territoire de BIKORO, secteur d’EKONDA, dans le territoire d’INGENDE, secteur de BOKATOLA ainsi que dans le territoire de Kiri secteur de Pendjua sont touchés par les changements sociaux, climatiques et les inégalités liées aux droits fonciers et fonciers. Ce peuple à la fois chasseur et cueilleur dont le mode de vie est intrinsèquement lié à la forêt dispose d’un savoir-faire endogène remarquable, une connaissance inégalée de la faune et de la flore ; ils considèrent les forêts comme étant leur lieu d’approvisionnement. Les femmes y pratiquent l’écopage, la cueillette, la récolte des produits forestiers non ligneux et les activités champêtres. Dans ces contrées, les femmes PA représentent un pourcentage important des pauvres et dépendent des ressources naturelles et forestières pour assurer la survie de leur ménage. Cependant, leur accès à la terre et aux ressources naturelles demeure limité jusqu’à ce jour. Elles sont souvent confrontées à plusieurs formes de marginalisation et de discrimination de la part de leur congénère bantous, lesquelles discriminations leur laissent moins de temps pour se consacrer à la formation à l’instruction ou au développement personnel. Ces femmes travailleuses passent des journées entières en forêt ; Cependant, le rendement qu’elles reçoivent n’a rien à voir avec l’énergie fournie. Malgré le statut de gardien de la forêt, les PA ne jouissent pas tellement de la terre et de la forêt au profit des exploitants forestiers et des autres communautés.Dans ces contrées, les terres et les forêts sont en grande partie détenus par la gente masculine. Résultats phares du projet Dans le territoire de Ingende après le dialogue, trois femmes ont été identifiées et avait une tenure foncière reparti dans trois villages (Ifoku, Botsike et Bokatola). Cependant lors de la superposition des données, il s’avérait que les trois tenures des femmes se sont retrouvées dans les concessions forestières en activité, il s’agit de (COKIBAFORD, BBC et SEBA). Devant cette situation un autre endroit qui n’est pas dans les concessions forestières a été identifié et c’est le village Bokakia situé à 22Km de Bokatola centre où une femme pygmée a été identifiée au nom de Madame IBOTOLA MOKODJI ; dont la forêt porte le nom de « Elali » qui a 2316 ha. Dans le territoire de Bikoro, secteur de Ekonda, quatre villages, dont deux par groupement. Il s’agit de groupement Bosanga avec deux villages (Bokongo et Lokuku) ; et le groupement Loondo avec deux villages (Nkwete et Mpangi-Bolia). Après le dialogue il s’avérait que tous les villages ciblés étaient dans des concessions forestières à l’exception du village Mpangi Bolia, où une femme pygmée nommée Madame BOPOKA a été identifié et possède une tenure qui porte son nom de 642 ha. Dans le territoire de Bolomba, dans le secteur de Bolomba, deux villages dont ITOTELA et MBEKE MBANGO dans le groupement ISAY ont accepté d’être accompagné pour la sécurisation de leur terre. Cependant seul l’identification des espaces a été faite lors du dialogue de ce fait la cartographie n’a pas été faite faute de moyen. Dans le territoire de Kiri, dans le secteur de Pendjwa les femmes et particulièrement les femmes pygmées n’ont pas de tenures foncières. Les peuples autochtones pygmées de Pendjwa n’ont pas assez d’espace libre pour la sécurisation car il y a existence de concession forestière de communauté locale existante comme celle de de la CFCL de Likula loleke. De ce fait le projet a cartographié 3 terroirs des peuples autochtones pygmées dont Besaw, Ilongo et Bisengo qui ont désiré d’être accompagnés se trouvant dans un autre secteur toujours dans le territoire de Kiri qui est le secteur de Berengo, car ils ont leurs propres tenures foncières et coutumières dont les superficies cartographiées sont de 42708,42 Ha. Sur terrain, différents modules de formation ont été dispensés à l’endroit des communautés : Trois comités de gestion de cantine communautaire mis en place à Bokatola, Ingende et Kiri valablement représenté par les femmes PA pour une bonne gestion des intrants agricoles et matériels aratoires. Changement climatique et social Pour intégrer le monde et faire face au changement social imposé par la vie moderne, les femmes autochtones sont prêtes à se faire valoir et en s’adaptant selon leur choix innovations qu’apportent la modernité. Le changement climatique se fait ressentir dans ces 3 territoires la perturbation des saisons, la rareté de poissons et du gibier Pour y faire face, les femmes autochtones souhaitent développer des activités génératrices de revenus, mais elles n’ont pas les moyens. Face à tous ces défis, les femmes PA n’ont qu’un seul souhait, envoyer leurs enfants à l’école avec espoir d’avoir un mandataire au sein du gouvernement en vue d’améliorer leur situation de précarité et d’injustice dont elles sont victimes. À l’issu de cette mission de terrain Les femmes Autochtones disent satisfaites des activités menées par l’AFPA elles exhortent cette organisation de multiplier des initiatives de développement afin de relever leur niveau à l’échelle nationale, leur donner la possibilité de communiquer efficacement et valoriser les sciences de la nature dont elles sont garantes. Pour les femmes Autochtones la route est encore à poursuivre et des initiatives comme celui de AFPA associé à la loi portant promotion et protection des peuples autochtones ainsi que la loi sur la parité promulguée par le chef de l’État viennent donner une lueur d’espoir à ces femmes pour une véritable reconnaissance de leurs droits. À travers l’installation des cantines communautaires dans chaque territoire et la distribution des matériels aratoires, l’AFPA offre aux femmes PA la possibilité de faire face aux changements sociaux et climatiques.
L’AFPA sensibilise, consulte et dialogue avec les acteurs et les femmes autochtones pygmées
L’AFPA (Association des Femmes Autochtones Pygmées) a initié sous l’appui financier de RRI (RIGHTS RESOURCES INITIATIVE) le projet d’appui aux actions favorisant la résilience des femmes autochtones pygmées aux effets du changement climatique et social dans la Province de l’Équateur dans le territoire de BIKORO (secteur de Ekonda), INGENDE (secteur de Bokatola) et BOLOMBA (chefferie de Dianga et Mapoko) ainsi que dans la province de Maindombe, territoire de KIRI (secteur de pendjua) afin d’établir des mécanismes de résilience pour les femmes autochtones pygmées en vue de faire face aux effets du changement social et climatique tout en promouvant leurs droits fonciers et forestiers. Du 08 au 24 Février 2023, l’équipe d’experts a réalisée des missions de terrain dont l’objectif général était l’organisation des dialogues pour favoriser l’accès à la terre des femmes autochtones pygmées. En effet, les femmes autochtones Pygmées se retrouvent parmi les populations pauvres et dépendantes des ressources naturelles/forestières. Pour assurer La survie de leur ménages ,elles font recourt depuis les origines à la foret ,elles sont donc intimement liées à cette dernière et jouent un rôle prépondérant en tant que gardiennes des traditions et de la foret ; elles sontpièces motrices de leurs ménages ,elles pratiquent la chasse , la cueillette , le ramassage , l’agriculture de subsistance ,la collecte de combustibles pour la cuisson des aliments et le chauffage, afin subvenir aux besoins de leurs foyer. Malgré la promulgation en février 2015 de la loi n°15/013 du 1 er Août 2015 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité d’une part , et de la loi n°22/030 du 15 Juillet 2022 portant promotion et protectiondes Droits des Peuples Autochtones Pygmées en RDC d’autre part , il est à constater que jusqu’alors toutes ces femmes pygmées ne connaissent pas suffisamment leurs droits ; elles ne peuvent disposer pleinement et librement des biens et des services environnementaux ; elles participent très peu à la prise de décision et sont exclues des projets de gestion de l’environnement.Conséquence, elles sont donc moins aptes à faire face aux changements sociaux et climatiques. D’où l’engagement de l’AFPA de sensibiliser à travers des dialogues communautaires et multi acteurs afin de déclencher des changements sociaux et individuels au sein des communautés et d’améliorer les résultats en matière d’inégalité d’accès à la terres et à la forêt. Cela permettra aussi un engagement significatif des autorités administratives et coutumières dans la facilitation desdroits fonciers et forestiers des femmes autochtones pygmées. Résultats A l’issu de ces missions, les résultats sont les suivants : 60 relais communautaires ont été formés ,1050 personnes ont été sensibilisées sur la loi portant protection et promotion de peuples autochtones pygmées ; 5 dialogues multi-acteurs et intercommunautaires réunissant 408 personnes ont été organisés dans les territoires sous projet en vue d’échanger sur (i) Problématique de l’accès des femmes PA à la terre et à la forêt ; (ii) le changement climatique entre autre la disparition de la biodiversité, disparition des animaux de la brousse) ;(iii) le changement social et l’adaptation des pratiques coutumières aux usages modernes; 5 réunions consultatives spécifiques des femmes ont été organisées dans les territoires sous projet ; soit 158 femmes consultées en vue d’identifier les difficultés relatives à (i) l’accès des femmes PA à la terre et forêts ; (ii) le changement climatique ; (iii) le changement social ; Ces activités ont aussi permis : d’obtenir le clip communautaire permettant au projet de les accompagner dans la protection et la promotion de leurs droits, dans la sécurisation de leurs espaces /Terres et dans les actions de résiliences sociales et climatiques. Par Gloria Iyosso et Audrymbal
Projet d’appui aux actions de promotion de la résilience des femmes pygmées autochtones aux effets du changement social et climatique dans les provinces de l’Équateur et de Maindombe en RDC
L’objectif de ce projet est de mettre en place des mécanismes de résilience pour les femmes autochtones pygmées pour faire face aux effets du changement social et climatique tout en promouvant leurs droits de tenure foncière et forestière. Objectif spécifique Localisation de la zone de sécurisation des espaces des communautés Province de l’Équateur 1. Territoire de Bikoro (secteur Ekonda) groupement bosanga, village Mpangi Bolia 2. Territoire de Ingende (secteur de Bokatola) au niveau de village de Bokakia, 3. Territoire de Bolomba (secteur Bolomba) chefferie de Dianga, groupement Issay dans le village Itotela Province de Maindombe 4. Territoire de Kiri (secteur Pendjua et Berengo (Besaw, Ilongo et Bisengo )) Résultats obtenues Perspectives de AFPA Partenaire financier : Rights and Resources Initiative Durée : Déc 2022 à ces jours
Projet d’appui au renforcement de capacité des Femmes Autochtones Pygmées sur l’accès à la terre et aux ressources naturelles
Autonomisation et Sécurisation Foncière des Femmes Autochtones Pygmées en RDC : Un Projet Soutenu par Global Greengrants Fund Comment un financement de 5 000 USD a catalysé le changement dans le territoire d’Ingende, en République Démocratique du Congo Dans le territoire reculé d’Ingende, en République Démocratique du Congo (RDC), les femmes autochtones pygmées ont longtemps été marginalisées, privées de leurs droits à la terre et aux ressources naturelles, et exclues des processus décisionnels. Grâce au soutien financier de Global Greengrants Fund, l’Association des Femmes Autochtones Pygmées (AFPA) a mené un projet transformateur visant à renforcer les capacités de ces femmes et à plaider pour la reconnaissance de leurs droits. Retour sur une initiative qui a permis de briser les barrières sociales, culturelles et juridiques. Avec une subvention de 5 000 USD (numéro de subvention : 2022-7402), l’AFPA a déployé une série d’activités ciblées dans le secteur de Bokatola, groupement de Bombwanza : Production de matériels didactiques: Boîtes à images, copies de lois nationales (loi n° 22/030 sur les droits des peuples autochtones, loi n° 15/013 sur les droits des femmes, politique foncière, etc.). Campagnes de sensibilisation: Messages clés diffusés sur les droits des femmes autochtones en tant que gardiennes des terres et des ressources. Formations et ateliers: Renforcement des capacités des femmes autochtones, des autorités locales, des chefs traditionnels et des jeunes. Plaidoyer et médiatisation: Rencontres avec les autorités politico-administratives, émissions radio communautaires, et création de vidéos éducatives. Bénéficiaires : Une Approche Inclusive Le projet a touché directement les femmes autochtones pygmées, tout en impliquant indirectement les communautés locales, les autorités, les jeunes et les leaders traditionnels. Environ 200 femmes autochtones ont été formées, et plus de 500 personnes (hommes, femmes, jeunes) ont participé aux activités de sensibilisation. Les autorités locales, initialement réticentes, ont finalement soutenu le projet, reconnaissant son importance pour le développement communautaire. Résultats et Changements Concrets Le projet a généré des impacts significatifs dans plusieurs domaines : Changement Social: Les préjugés envers les femmes autochtones ont commencé à s’estomper. Les femmes sont désormais perçues comme des actrices clés du développement. Reconnaissance Foncière: Les autorités traditionnelles ont accepté de revoir les règles coutumières, permettant aux femmes d’accéder à la terre et à l’héritage. Participation aux Décisions: Sept femmes autochtones siègent désormais dans un comité local de gestion, et dix autres agissent comme relais communautaires. Renforcement Organisationnel: L’AFPA a gagné en crédibilité, décrochant un nouveau projet sur la résilience climatique des femmes autochtones, financé par Rights and Resources Initiatives (RRI). Influence sur les Politiques Publiques: Les autorités locales se sont engagées à appliquer les lois nationales protégeant les droits des femmes et des autochtones. Défis et Leçons Apprises Le projet a dû surmonter plusieurs obstacles : Pandémie de COVID-19: Les activités ont dû être réadaptées pour respecter les mesures sanitaires. Résistances Culturelles: Certains chefs traditionnels ont initialement rejeté l’idée de droits fonciers pour les femmes. Enclavement Géographique: L’accès aux villages autochtones reste difficile, limitant la portée des interventions. Malgré ces défis, le projet a démontré que l’éducation et le plaidoyer peuvent transformer les mentalités. Les femmes autochtones, longtemps silencieuses, revendiquent aujourd’hui leurs droits avec assurance. Perspectives et Recommandations Pour pérenniser les acquis, l’AFPA recommande : Élargir les Dialogues Communautaires: Étendre les activités à d’autres groupements du territoire d’Ingende. Vulgariser les Lois: Traduire les textes juridiques en langues locales et les diffuser massivement. Renforcer les Capacités Techniques: Former des cartographes locaux pour sécuriser les concessions foncières des femmes. Conclusion Le soutien de Global Greengrants Fund a été bien plus qu’une subvention : il a été un catalyseur d’espoir et de changement. En donnant aux femmes autochtones pygmées les outils pour défendre leurs droits, ce projet a ouvert la voie à une société plus juste et inclusive. L’AFPA continue son combat, convaincue que l’autonomisation des femmes est la clé du développement durable en RDC. À Propos de Global Greengrants Fund Global Greengrants Fund soutient des initiatives environnementales et sociales portées par des communautés locales à travers le monde. Pour en savoir plus, visitez www.greengrants.org ou contactez : Cet article est basé sur le rapport soumis par l’Association des Femmes Autochtones Pygmées (AFPA) à Global Greengrants Fund. Les résultats et témoignages reflètent l’impact réel du projet sur le terrain.